VOIR POUR COMPRENDRE
Célébrer la beauté du vivant, c’est aussi prendre conscience de sa fragilité.
Cette année, Objectif Nature a souhaité mettre en lumière les espèces menacées, mais aussi celles que l’engagement, la connaissance et la protection ont permis de préserver, parfois même de sauver.
À travers leurs images, les photographes de cette exposition témoignent d’une biodiversité extraordinaire. Un monde qui nous émerveille, nous surprend et nous émeut, mais dont la beauté et la diversité ne sont jamais acquises.
Car protéger une espèce ne consiste pas seulement à sauvegarder quelques individus. Un animal est indissociable de son territoire, de son habitat et de toutes les autres formes de vie qui l’entourent. Protéger les espèces consiste à préserver leur habitat : savanes, forêts, zones humides ou océans. Tous ces équilibres fragiles qui rendent la vie possible. Ces territoires sont des espaces de partage où faune sauvage et communautés humaines se côtoient. La conservation ne peut être durable que dans la mesure où elle valorise et respecte ces équilibres.
Depuis toujours, Objectif Nature propose de partir à la rencontre de cette nature sauvage, de l’observer et de la photographier. Mais voir ne suffit pas. Nous sommes convaincus que l’émerveillement crée la curiosité et cette dernière vous donnera envie de préserver ces équilibres et ces animaux.
C’est aussi le sens de notre engagement auprès d’associations et d’acteurs de terrain qui œuvrent chaque jour à la protection des espèces, de leurs milieux et à une meilleure coexistence entre l’homme et la vie sauvage.
Cette exposition est donc une invitation à regarder, à s’émerveiller, à comprendre aussi.
Parce que chacun de nous peut, à son échelle, devenir acteur de la préservation du vivant.
Bonne visite.
L’équipe Objectif Nature
« L’amour pour toutes les créatures vivantes est le plus noble attribut de l’homme. »
Charles Darwin
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« Entre la force et le silence »

AIGLE ROYAL – Aquila chrysaetos, Espagne, Photographie : Nicolas Germain – nicolasgermain-photographie.com>
Voir un aigle royal dans le ciel, c’est aussi voir un paysage suffisamment vivant pour pouvoir encore l’accueillir.
L’aigle royal vient de se poser sur son promontoire de pierre. Ses ailes immenses, encore déployées, captent les derniers souffles du vent comme les voiles d’un navire revenant d’une longue traversée. La tête inclinée vers le sol, l’oiseau semble saluer la roche qui le porte, ou peut-être écouter un secret venu des profondeurs de la terre. Il y a dans cet instant quelque chose de presque sacré : la rencontre fugace entre la liberté absolue et l’ancrage le plus profond. L’aigle ne domine pas le paysage ; il en est l’expression. Une incarnation du sauvage, à la fois fragile et éternelle, qui nous rappelle que la beauté du vivant naît souvent de cet équilibre subtil entre puissance et grâce.
Pendant des siècles, l’aigle royal a été persécuté dans de nombreuses régions d’Europe. Aujourd’hui encore, sa présence dépend de territoires suffisamment vastes et préservés pour lui offrir nourriture, sites de reproduction et tranquillité. Sa silhouette dans le ciel témoigne ainsi de la richesse écologique des paysages qu’il fréquente.
Exifs : NIKON Z8 – F/6.3 – 1/1250 s – ISO 5000 – 300 mm
« Le ballet carmin »

GUÊPIER CARMIN – Merops nubicoides, Afrique, Photographie : Vincent Beccaro – www.objectif-nature.fr/accompagnateur/vincent-beccaro
Préserver les oiseaux, c’est aussi préserver l’invisible : les insectes, les plantes et tous les liens qui font vivre un écosystème.
Photo prise en Namibie sur les rives du Zambèze où chaque année une importante colonie, probablement la plus grosse d’Afrique, vient se reproduire.
L’espèce n’est actuellement pas menacée mais pourrait le devenir.
En effet, les phénomènes liés au réchauffement climatique dégradent chaque année un peu plus les conditions de vie et de reproduction de ces oiseaux.
Les inondations de plus en plus importantes et récurrentes détruisent les berges sablonneuses ou les falaises de terre des rivières où ils nichent.
A l’inverse, les sécheresses de plus en plus longues impactent fortement le nombre d’insectes dont ils se nourrissent.
L’activité humaine n’est bien sûr pas en reste : modification des cours d’eau, extraction de sable, agriculture intensive et pesticides sont autant d’éléments susceptibles de perturber les habitats et avoir un impact sur leurs ressources alimentaires.
A titre d’exemple, cette colonie nichait sur les berges du fleuve et au fil des ans la destruction des nids due aux inondations répétées les a repoussés d’environ 500 mètres à l’intérieur des terres. Ils nichent désormais à même le sol et sont exposés à de nouveaux dangers, plus de prédateurs, bétail piétinant et détruisant les nids, pluies diluviennes, etc…
Chaque année, notre programme les secrets des 4 rivières emmène nos clients à la découverte de cette colonie impressionnante, dans le respect des distances.
Un spectacle absolument incroyable et avec un peu de technique et de patience, une occasion de faire de belles images.
Exifs : Nikon Z8 – F/6,3 – 1/2500 s – ISO 900 – 600 mm – 0.33
« Esprit de la forêt »

OURS KERMODE – Ursus americanus kermodei, Canada — Colombie-Britannique, Photographie et texte : Corinne Beltzer – www.corinne-beltzer.com
Protéger une espèce, c’est aussi protéger tout le monde vivant qui partage son territoire.
Dans les forêts pluviales de la côte pacifique de la Colombie britannique, au cœur du peuple Gitga’at vit un ours noir pas comme les autres. Cet ours a une mutation génétique unique pouvant lui donner une fourrure blanche ou crème qui n’est pas de l’albinisme mais du leucitisme, causé par un gène récessif que les deux parents doivent transmettre.
Une caractéristique rare qui lui vaut le surnom d’« ours esprit ». Son existence est intimement liée aux forêts, aux rivières et aux saumons qui parcourent cet écosystème exceptionnel. Sa population est estimée entre 100 et 500 individus dans le monde.
Exifs : NIKON Z9 – F/4 – 1/400 s – ISO 800 – 180 mm
« Face au caïman »

JAGUAR – Panthera onca, Pantanal — Brésil, Photographie : Denis Palanque (Photographe nature & conservation — membre de l’iLCP) – www.denispalanque.com
Le jaguar ne disparaîtrait pas seul : derrière lui, c’est tout un monde vivant qui pourrait s’effacer.
À travers cette image, nous sommes fiers de soutenir l’action de l’Institut IMPACTO pour la protection de la faune sauvage. impactoinstituto.org.br
Sur les rives du fleuve Cuiabá, au cœur du Pantanal brésilien, Ti avance dans les eaux peu profondes. Cette femelle jaguar vient de capturer un caïman. Quelques secondes plus tôt, tout s’est joué dans une explosion de mouvements. Désormais, elle maintient fermement sa proie entre ses mâchoires, d’une morsure précise portée au crâne.
Observer un jaguar chasser reste un moment rare et saisissant. Ici, dans l’une des plus vastes zones humides de la planète, le félin est parfaitement à sa place. La chasse aux caïmans, leur proie principale dans cet écosystème, est rendue possible par leur puissance exceptionnelle et cette capacité à porter une morsure unique et fatale.
Je photographie la nature depuis plus de vingt ans, avec une fascination particulière pour les histoires qui se jouent à la frontière entre le monde sauvage et celui des hommes. Au fil des années, mon travail a progressivement évolué : au-delà de montrer la beauté du vivant, je cherche aujourd’hui à raconter les relations, parfois fragiles et conflictuelles, qui nous unissent à lui.
C’est ce qui me ramène depuis plusieurs années dans le Pantanal. J’y mène un travail documentaire au long cours autour du jaguar, non seulement comme prédateur emblématique de ces terres, mais aussi comme voisin avec lequel éleveurs, scientifiques et habitants doivent apprendre à composer.
Exifs : Canon R5 – F/9 – 1/2500 s – ISO 1600 – RF 200-800 mm à 637mm – 2/3 IL
« Glacé »

MACAREUX MOINE – Fratercula arctica, archipel des Sept-Îles – Côtes d’Armor – France, Photographie et texte : Emilie Tournier – www.emilietournier.com
La beauté d’un oiseau peut nous émerveiller. Sa disparition nous rappellerait surtout ce que nous n’avons pas su préserver.
Au cœur d’un petit archipel au nord de la Bretagne, un véritable petit trésor apparaît trois mois par an : une colonie de macareux moines. Cet oiseau paradoxal est à la fois élégant et terriblement maladroit. Avec son bec coloré tel un clown des mers, les macareux moines semblent aujourd’hui incarner une nature sauvage, préservée, inaccessible.
Pourtant, aux Sept-Îles, son histoire raconte tout autre chose. Avant de devenir une réserve naturelle, l’archipel des Sept-Îles était le théâtre de véritables safaris organisés pour chasser les macareux moines. Leurs becs étaient alors exposés comme trophées de chasse. De 15000 couples en 1900, il n’en restait plus que 400 en 1912, date à laquelle la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) parvient à créer la réserve naturelle, protégeant ainsi ceux qu’on appelait alors les « calculots ».
Plus d’un siècle après ces événements, photographier un macareux aux Sept-Îles a donc une résonance particulière. Cette silhouette posée sur la mer n’est pas seulement celle d’un oiseau devenu rare : elle porte la mémoire d’une disparition qui a pu être évitée.
La protection a permis à la seule colonie française de se maintenir, mais le macareux reste aujourd’hui extrêmement fragile. Regarder ce macareux, c’est aussi mesurer le chemin parcouru : celui qui mène de la chasse à la protection, de l’exploitation du vivant à sa contemplation.
Je viens aux Sept-Îles pour photographier des oiseaux. Je repars avec l’impression d’avoir photographié une histoire. C’est peut-être ce que j’aime dans la photographie animalière : commencer par chercher une belle image, et découvrir, derrière elle, quelque chose que je n’étais pas venue chercher.
Exifs : CANON EOS 5D Mark IV – F/4 – 1/1400 s – ISO 500 – 420 mm – 4
« A l’orée »

LOUP – Canis lupus, Région de Lieksa, Carélie du Nord, Finlande – Juillet 2025, Photographie et texte : Clément Poumeyrol – www.thefrenchwildlifephotographer.com
Protéger une espèce ne signifie pas seulement lui laisser une place : cela signifie aussi apprendre à partager cette place avec elle.
Au petit matin, alors que la lumière commençait à gagner la forêt, un loup est apparu à la lisière des arbres. Il s’est arrêté quelques instants dans la clairière, attentif à ce qui l’entourait, avant de poursuivre son chemin. Une apparition brève qui rappelle combien la présence de ce grand prédateur demeure exceptionnelle dans les forêts finlandaises.
Le loup occupait autrefois une grande partie du territoire finlandais. Au XIXᵉ siècle, sa population était estimée à environ 1 000 individus, avant que des décennies de persécution ne le conduisent au bord de la disparition. Son retour ne s’est véritablement amorcé que bien plus tard. En mars 2026, la population finlandaise était estimée à environ 430 loups.
Prédateur au sommet de la chaîne alimentaire, le loup joue un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes. Par sa prédation, mais aussi par sa simple présence, il influence les populations et le comportement des autres espèces et participe à la dynamique naturelle des milieux qu’il habite. Sa conservation ne concerne donc pas seulement une espèce emblématique : elle participe aussi à préserver le fonctionnement et la richesse des écosystèmes boréaux.
Pourtant, son retour reste fragile et sa présence continue de susciter de fortes tensions. Durant l’hiver qui a suivi cette photographie, 81 loups ont été abattus en Finlande dans le cadre de la chasse contingentée.
Entre le retour d’une espèce autrefois presque disparue et la difficulté à accepter la présence d’un grand prédateur à nos côtés, le loup cristallise encore aujourd’hui des débats passionnés, en Finlande comme ailleurs en Europe. Au-delà des oppositions, son avenir pose une question qui dépasse finalement le seul destin de l’espèce : sommes-nous prêts à partager nos territoires avec lui ?
Clément Poumeyrol est un photographe animalier français installé en Finlande depuis plus de dix ans. Il photographie la faune nordique au fil des saisons et aime la faire découvrir, en partageant avec d’autres photographes ces rencontres avec le monde sauvage. Profondément attaché aux paysages et aux espèces du Nord, il porte aujourd’hui son regard vers des horizons toujours plus lointains, avec le même désir de découvrir et de raconter la diversité du vivant.
Exifs : CANON EOS R5 – F/4 – 1/800 s – ISO 500 – 500 mm
« Horizon fragile »

OURS POLAIRE – Ursus maritimus, Svalbard — Norvège, Photographie : Benoist Clouet – www.benoistclouet.com
Que deviendra le roi de l’Arctique lorsque son royaume se dérobera sous ses pattes ?
Côte à côte sur la banquise, une mère et son ourson observent dans la même direction. Leurs museaux se soulèvent légèrement, humant les odeurs portées par l’air froid, autant de signes invisibles que l’ourson apprend à interpréter. Dans le silence de cet univers presque monochrome, tout repose sur l’attention : lire le vent, deviner une présence, comprendre un territoire qui semble vide mais ne l’est jamais. La survie s’y construit lentement, par l’observation et l’expérience. Mais ce territoire se transforme. La glace de mer, essentielle pour chasser et se déplacer, se réduit et se fragilise sous l’effet du réchauffement climatique. À mesure qu’elle disparaît, c’est aussi le temps de l’apprentissage qui se raccourcit, mettant en péril l’équilibre fragile entre la mère et son petit. Les conditions de survie de l’ours polaire s’en trouvent profondément bouleversées, à l’échelle de l’ensemble de son cycle de vie.
Exifs : NIKON D700 – F/8 – 1/640 s – ISO 400 – 280 mm – 5
« Un regard unique »

LÉMUR NOIR – Eulemur flavifrons, Madagascar, Photographie et texte : Lionel Montico – www.lionelmontico.com
Quand une espèce n’existe que dans un seul pays, chaque hectare de forêt devient une parcelle de son avenir.
Au cœur des forêts de la péninsule de Sahamalaza, dans le nord-ouest de Madagascar, un regard surgit entre les branches. Celui d’un lémur aux yeux turquoise (Eulemur flavifrons).
Cette photographie montre un mâle, reconnaissable à son pelage entièrement noir. La femelle, quant à elle, porte une fourrure rousse à brun orangé. Tous deux partagent ce regard bleu turquoise qui rend l’espèce unique : c’est le seul lémurien aux yeux bleus et la seule espèce de primate dont tous les individus naissent avec cette couleur d’iris.
Après sa description en 1867, l’existence du flavifrons demeura incertaine pendant plus d’un siècle, jusqu’à sa redécouverte en 1983. Endémique de cette petite région de Madagascar, il ne subsiste que dans une aire très restreinte et fragmentée. En se nourrissant principalement de fruits, il contribue à la régénération de la forêt en disséminant les graines.
Aujourd’hui classé en danger critique d’extinction, il est considéré comme l’un des primates les plus menacés au monde. Les défrichements, les incendies, la chasse et les captures continuent de fragiliser ses dernières populations.
Photographe professionnel depuis plus de vingt ans, Lionel Montico travaille à Madagascar depuis plus d’une décennie. Sa photographie raconte la beauté et la fragilité du vivant, ainsi que les liens entre l’humain et son environnement. Son approche repose sur le respect, l’observation et la patience. Il mène notamment un travail photographique au long cours consacré au flavifrons, à son territoire et aux femmes et aux hommes engagés pour sa conservation.
Exifs : CANON EOS R6m2 – F/3.5 – 1/400 s – ISO 2500 – 400 mm
« Masen et Marconi »

ORANG-OUTAN – Pongo abelii, Sumatra – Indonésie, Photographie et texte : Maxime Aliaga – maxime-aliaga.com
Lorsque la forêt disparaît, l’orang-outan ne perd pas seulement son refuge : il perd son monde.
Marconi, femelle orang-outan de Sumatra, a été recueillie par la SOCP en 2009 après avoir été détenue illégalement.
Relâchée dans la forêt de Jantho deux ans plus tard, elle y a donné naissance à Masen, le premier orang-outan né à l’état sauvage dans le cadre du programme de réintroduction.
Une nouvelle vie, née libre, prolongeait ainsi la sienne.
Mais derrière cette histoire porteuse d’espoir se dessine une réalité plus fragile. À Sumatra, la disparition des forêts et l’insularisation des individus menacent encore les derniers orangs-outans. Toute naissance dans la forêt est alors bien plus qu’un événement : elle devient un signe de résilience et une promesse pour l’avenir d’une espèce en danger.
Exifs : CANON EOS 7D MARK II – F/5.6 – 1/320 s – ISO 1600 – 400 mm – 5
« Light »

RHINOCEROS NOIR – Diceros bicornis, Namibie, Photographie et texte : Gilles PETETIN – www.objectif-nature.fr/accompagnateur/gilles-petetin
Une corne ne vaut rien. Un rhinocéros vivant représente un monde qui mérite de continuer à exister.
À travers cette image, nous sommes fiers de soutenir l’action de Wild Life Angel pour la protection de la faune sauvage. www.wildlifeangel.org
Dans la lumière douce d’Etosha, le rhinocéros noir avance avec une force tranquille. Sa silhouette sombre se détache sur l’étendue bleue et paisible de l’eau, comme une sculpture vivante. Entre puissance et sérénité, la scène rappelle la beauté fragile d’un monde sauvage que le temps menace.
Classé en danger critique d’extinction, il ne resterait que 6300 Rhinocéros noirs en Afrique. Aujourd’hui, les efforts de protection et les très importants moyens déployés dans le vaste parc d’Etosha commencent à porter leurs fruits et leur nombre ne cesse d’augmenter.
Je le parcours depuis 35 ans et je peux attester que les rencontres sont, à notre plus grand bonheur, de plus en plus fréquentes.
Exifs : CANON EOS 1D X – F/5.6 – 1/640 s – ISO 400 – 560 mm
« Le dernier chasseur »

LOUP D’ABYSSINIE – Canis simensis, Ethiopie, Photographie : Rémi Pichard – remipichard.com
Lorsqu’une espèce ne possède qu’un seul refuge sur Terre, protéger ce territoire devient une responsabilité pour le monde entier.
Dans la lumière douce des hauts plateaux d’Éthiopie, le loup d’Abyssinie avance, le corps tendu vers l’avant et les sens en éveil. Sa silhouette rousse glisse silencieusement dans l’immensité, fragile apparition au cœur d’un paysage sauvage.
Mais derrière l’élégance de ce prédateur solitaire se cache l’une des espèces les plus menacées d’Afrique. Confiné à quelques montagnes d’Éthiopie, le loup d’Abyssinie dépend d’un territoire aussi précieux que vulnérable. Sa survie rappelle combien le vivant peut être fragile : il suffit parfois que disparaissent quelques fragments de nature pour qu’un monde entier vacille.
Exifs : CANON EOS 5D Mark IV – F/4 – 1/2000 s – 500 mm – 4
« Un félin très discret »

LYNX IBERIQUE, Lynx pardinus, Espagne, Photographie : Agnès Escriva – https://aescriva.com/
La disparition d’une espèce n’est pas toujours une fatalité. Parfois, il est encore temps d’écrire une autre histoire.
Immobile au milieu des herbes, le lynx observe le monde avec cette présence silencieuse propre aux êtres sauvages. Ses oreilles, couronnées de pinceaux noirs, se dressent comme deux antennes à l’écoute de la forêt. Dans son regard doré se mêlent la vigilance et une étrange sérénité.
Longtemps considéré comme l’un des félins les plus menacés au monde, le lynx ibérique a connu un spectaculaire retour grâce aux efforts de conservation. Protection des habitats, restauration des populations de lapins et programmes de réintroduction ont permis à ses effectifs de progresser. Une réussite qui démontre qu’une espèce peut encore retrouver sa place dans un écosystème lorsque nous lui en donnons les moyens.
Exifs : Canon R6 – F/2.8 – 1/250 – ISO 125 – 200 mm – 3
« Un regard vers l’avenir »

TIGRE, PANTHERA TIGRIS, Parc National Jim Corbett – Uttarakhand – Inde, Photographie et texte : Laurent Renaud – https://www.facebook.com/dometlaurent/?locale=fr_FR
Sauver le tigre, ce n’est pas seulment sauver un grand félin : c’est protéger les forêts dont dépendent des milliers d’autres espèces.
Fin de journée début avril. Ombres et lumières s’adoucissent. Ce jeune mâle daigne enfin quitter le bush où il se prélasse depuis ce matin. Il part en chasse. Tout s’aligne pour le photographe. De dos, ses oreilles marquées de blanc se détachent dans l’éclat des herbes flamboyantes. Un instant suspendu où tout semble s’accorder pour révéler la beauté sauvage du félin.
Symbole de la puissance du vivant, le tigre reste pourtant une espèce fragile, menacée par la disparition et la fragmentation de son habitat. Chaque territoire préservé, chaque population protégée, offre une chance à cette silhouette mythique de continuer à parcourir les forêts de l’Inde.
Exifs : CANON EOS 1D X – F/13 – 1/320 – ISO 2000 – 400 mm – 4
« Les yeux dans les yeux avec un gorille des montagnes »

GORILLE DE MONTAGNES, Gorilla beringei beringei, Rwanda, Photographie et texte : Grégory ROHART – www.my-wildlife.com
Une espèce au bord du précipice peut revenir. Mais elle ne revient jamais sans la volonté de la protéger.
À travers cette image, nous sommes fiers de soutenir l’action de GORILLA pour la protection de la faune sauvage. www.gorilla.fr
Dans le regard et l’intimité d’un gorille des montagnes. Une expérience bouleversante empreinte d’une profonde charge émotionnelle. La conservation des gorilles des montagnes, menacés par le braconnage et la déforestation, repose sur des programmes de protection engagés et l’écotourisme qui ont permis à leur population de croître ces dernières décennies.
Exifs : SONY ILCE 1 – 1/1000 – ISO 1600 – 217 mm
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L’équipe Objectif Nature et ses photographes accompagnateurs vous remercient pour votre visite et espèrent que vous avez passé un agréable moment en leur compagnie.
